Welcome to WordPress.com. This is your first post. Edit or delete it and start blogging!
-
Articles Récents
Archives
Catégories
Méta
Welcome to WordPress.com. This is your first post. Edit or delete it and start blogging!

Un départ, rien d’autre qu’une impulsion qui nous entraîne vers le comble d’un manque. Comme un souffle habile qui saurait nous emporter arbitrairement où bon lui semblerait, où nul nous nous imaginions. Depuis l’envol jusqu’à l’inconnu, se détachent des émotions qui par leur fraîcheur nous surprennent puis nous séduisent. Chaque histoire connaît à tour de rôle, la torpeur d’une première fois et à terme la lassitude de sa répétition. Faut-il s’abandonner pour apprécier la juste valeur d’un instant nouveau ? L’aventure ne comprend pas le repos et ainsi s’enchaînent les voyages, les peuples et les paysages. Le matin sur l’eau, toutes vapeurs humectant visages et membres, le soir sur le sable et pourquoi pas allongés sur l’herbe fraîchement coupée pour nous satisfaire de son odeur légère. « J’y suis, je n’y reste pas », voilà à quoi ressemble chaque époque de la vie.
![]()
Parce qu’il n’est pas d’aventures moins uniques que la multitude de leurs convergences en un point inconnu, j’ai l’intime conviction que ni l’envie de départ, ni l’idée de destination ne priment sur le voyage en lui-même.

Idéalement, j’imagine décrire ce que je suis dans l’ouvrage de ma vie. Se bousculer soi, dans la hate de les écrire avant de les oublier, n’est-ce pas là chose insensée? Se prendre au mot, les enchaîner dans son propre désordre, affectif, raisonnable, sublime et fou. J’aimerai me surprendre à décortiquer mes moments d’existence.
J’écrirais ces choses pour dépeindre avec engouement, passion surement ce que je pense être ; cette certaine couleur de la fresque de toute une époque. Tous ces petits moments de vie que ma génération partage ensemble, je les prendrais en exemple, et moi en gage de sincérité, comme un sacrifice, je canaliserais mes hurlements en quelques pages, silencieuses et chacunes des séquences de vie en cours de digestion, parfois encore très vives, qui font ce que je suis devenu et ce que je m’apprête à devenir, je les unirais entre elles. A tous ces instants qui me sont encore proches, presque palpables, je vous dédie mon désir de ne pas vous perdre. Mon monde, que je n’aime guère, je t’offre l’opportunité de nous englober, nous et notre conscience d’être sacrifié, notre tristesse. Je ne veux pas d’une seconde chance mais bien poursuivre la première en la reconstruisant pas à pas, en m’en remémorant les traces les plus marquantes. Toi la chance (point fixe du bonheur au malheur), je t’accuse d’avoir tué l’enfant que j’étais, celui que je ne tiens plus par la main, faute de quoi…

Mais coucher sur le papier des ressentis, c’est les figer alors que tout est mouvement, agilité, instabilité, en va-et-vient incessant, comme les flots d’un océan agacé. Voilà pourquoi je m’attacherais donc à dynamiser mon tout, sans quoi rien !
Il est intéressant de se rendre compte que la plupart de ceux qui se racontent dans leurs mémoires se préoccupent bien souvent davantage de leur enfance, allant même parfois jusqu’à illustrer la première page d’une image de cette dernière. Tout comme il est préoccupant de se dire que si l’écriture n’était pas sincère, nous endosserions nos rôles pour continuer à vivre, et les décrire !
