Bonjour tout le monde !

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J’ai franchisé mon affaire qui (ne) marche (pas).

Voici où je compte exercer par la suite : http://exquisite.blogg.org/ sans pour autant délaisser cet endroit (théoriquement).
 
Pourquoi? Surtout pour disposer de nouvelles possibilités, pour créer je l’espère avec plus de diversité. Soyez donc les bienvenus, immenses foules minuscules mais très attachantes que vous êtes, inconnus ou plus.
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S’en rapprocher.

"Quand je sortis du bar dans lequel je venais de m’engloutir une quantité incommensurable de vodka, je la vis, recroquevillée sur elle-même, gisant sur les pavés humides et sales du trottoir d’en face. L’alcool avait nettement amenuis mes capacités sensorielles, ce qui explique sans doute mon manque cruel de précisions descriptives. Je m’approchai d’elle autant que possible en tachant d’éveiller le moins de soupçons pesant sur mon état ; la jambe gauche puis la jambe droite, tout en coordonnant mes bras. J’avais l’air d’un pantin mal articulé qui s’essayait à la traversée d’une rue pour la première fois de son existence artificielle. Une fois à coté d’elle, je saisis sa main droite, maculée de sang dans la mienne, tremblante, maladroite, presque fragile. Son pouls n’était plus. Mon esprit photographiait l’instant, j’étais figé, raidi, comme mort à mon tour."
 
Voilà comment aurait pu commencer cet article. C’est d’ailleurs malencontreusement le cas. Inutile d’envisager une suite, ni un début autre que ceux proposés.
 

 
Au risque de vous paraître aigris, je crains qu’il ne faille se rapprocher désespérément de la mort pour enfin commencer à vivre, "figé, raidi…".
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D’aventures.

Un départ, rien d’autre qu’une impulsion qui nous entraîne vers le comble d’un manque. Comme un souffle habile qui saurait nous emporter arbitrairement où bon lui semblerait, où nul nous nous imaginions. Depuis l’envol jusqu’à l’inconnu, se détachent des émotions qui par leur fraîcheur nous surprennent puis nous séduisent. Chaque histoire connaît à tour de rôle, la torpeur d’une première fois et à terme la lassitude de sa répétition. Faut-il s’abandonner pour apprécier la juste valeur d’un instant nouveau ? L’aventure ne comprend pas le repos et ainsi s’enchaînent les voyages, les peuples et les paysages. Le matin sur l’eau, toutes vapeurs humectant visages et membres, le soir sur le sable et pourquoi pas allongés sur l’herbe fraîchement coupée pour nous satisfaire de son odeur légère. « J’y suis, je n’y reste pas », voilà à quoi ressemble chaque époque de la vie.

 

 

 

Parce qu’il n’est pas d’aventures moins uniques que la multitude de leurs convergences en un point inconnu, j’ai l’intime conviction que ni l’envie de départ, ni l’idée de destination ne priment sur le voyage en lui-même.

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J’accuse…

 
Messieurs les présidents et vos omniprésents soutiens,
 
je vous fais la faveur de votre procès avec votre permission, ou sans.
J’accuse l’autorité implicite de notre monde, déguisée et maquillée de contrôler l’esprit des gens.
J’accuse ces gens de ne pas avoir la force de renverser l’ordre.
J’accuse l’économie, les gouvernements et leurs défenseurs, les moeurs, le politiquement correct, les codes culturels, le culte du corps… de faire partie de cette autorité implicite.
J’accuse la jeunesse de renouer avec le passé obscur national-socialiste.
J’accuse la bétise et l’inculture d’un trop grand nombre de se répandre et de se cultiver encore et encore.
J’accuse les médias de colporter des informations fausses et incomplétes et les personnes crédules qui y adhérent sans les repenser.
J’accuse les briseurs de rêves et de talents qui s’efforcent à cadrer, à limiter et à faire rentrer dans le moule traditionnel de la banalité des personnes éveillées qui dès lors s’assoupissent.
J’accuse la frilosité d’avoir effacé l’ardeur pour édulcorer notre paysage et notre manière de penser.
J’accuse la futilité des conversations d’époque traitant d’argent, d’apparence, d’appartenance.
J’accuse la société de consommation de nous transformer en sous produit d’un système où la marginalité n’est pas permise.
J’accuse les couples se vomissant leur amour et qui forniquent dans le but de leur unique consolation créatrice ; la sauvegarde de l’espèce.
J’accuse la monotonie qui cadence nos vies, notre tranquillité.
J’accuse la société de nous insuffler l’envie d’être riche et célèbre comme but existenciel.
J’accuse ceux qui me diront que j’ai honteusement plaggié Zola pour écrire des imbécilités dans un but narcissique.
 
J’accuse cette flamme qui s’éteint ; "l’Aurore littéraire, artistique et sociale"…
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Mémoires.

Idéalement, j’imagine décrire ce que je suis dans l’ouvrage de ma vie. Se bousculer soi, dans la hate de les écrire avant de les oublier, n’est-ce pas là chose insensée? Se prendre au mot, les enchaîner dans son propre désordre, affectif, raisonnable, sublime et fou. J’aimerai me surprendre à décortiquer mes moments d’existence.

 

J’écrirais ces choses pour dépeindre avec engouement, passion surement ce que je pense être ; cette certaine couleur de la fresque de toute une époque. Tous ces petits moments de vie que ma génération partage ensemble, je les prendrais en exemple, et moi en gage de sincérité, comme un sacrifice, je canaliserais mes hurlements en quelques pages, silencieuses et chacunes des séquences de vie en cours de digestion, parfois encore très vives, qui font ce que je suis devenu et ce que je m’apprête à devenir, je les unirais entre elles. A tous ces instants qui me sont encore proches, presque palpables, je vous dédie mon désir de ne pas vous perdre. Mon monde, que je n’aime guère, je t’offre l’opportunité de nous englober, nous et notre conscience d’être sacrifié, notre tristesse. Je ne veux pas d’une seconde chance mais bien poursuivre la première en la reconstruisant pas à pas, en m’en remémorant les traces les plus marquantes. Toi la chance (point fixe du bonheur au malheur), je t’accuse d’avoir tué l’enfant que j’étais, celui que je ne tiens plus par la main, faute de quoi…

 

 

Mais coucher sur le papier des ressentis, c’est les figer alors que tout est mouvement, agilité, instabilité, en va-et-vient incessant, comme les flots d’un océan agacé. Voilà pourquoi je m’attacherais donc à dynamiser mon tout, sans quoi rien !

 

Il est intéressant de se rendre compte que la plupart de ceux qui se racontent dans leurs mémoires se préoccupent bien souvent davantage de leur enfance, allant même parfois jusqu’à illustrer la première page d’une image de cette dernière. Tout comme il est préoccupant de se dire que si l’écriture n’était pas sincère, nous endosserions nos rôles pour continuer à vivre, et les décrire !

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La complainte de l’écrivain.

Il m’en aura fallu de bonnes inspirations pour ne plus écrire pendant presque un mois durant. Quand je me prête aux mots, c’est pour les accorder entre eux sur une gamme de sens. Si je n’en puis plus du vide, fait de blanc ou de noir caractérisant mes feuilles, j’ose dès lors le souiller par usage. Faire des pieds et des mains comme faire des rimes et des vers, sans cesse. A quoi bon écrire? A quoi bon dévoiler ces petites histoires, ces confessions, ces cris rageurs? L’expliquer serait briser le mystère de certaines sensibilités que j’encourage, dans leurs travers, leur complexité, leur inutilité parfois. L’écriture comme l’art en général touche, percute et ronge quiconque y est suffisamment initié pour en apprécier l’expression.
 

 
"Mais qu’est-ce donc?
- C’est une histoire qui ne raconte rien mais qui en même temps dit tout."
 
"La Vie m’a baisé avec un V comme VIH. Avec moi, la moindre seconde compte triple mais je n’en ai plus pour très longtemps, alors je compense."
 
"L’autre jour, j’ai écrit sur un arbre, un poème, une déclaration d’amour. C’était beau parce qu’inutile, vain et même illisible."
 
"Si toi aussi tu penses que l’envoi d’un SMS surtaxé peut prédire l’avenir, tape 1…"
 
"Je déteste ces hommes qui prétextant je ne sais quelle valeur morale, s’attache à réduire mon champ des possibles. Liberté! Mais où Diable es-tu?"
 
Des symboles et des pensées sur un support. J’aime assez l’idée que l’on puisse en faire un petit peu plus que rien, rien de semblable, pour offrir, comme pour recevoir.
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